Une apologie du camping

IMG_20150523_165539Je continue ma série camping. Va savoir pourquoi, je me sens investie d’une mission croisade procamping. C’est n’importe quoi, d’autant plus que je ne suis pas exactement une fille qu’on pourrait qualifier de proche de la nature. Je n’aime pas les petites bêtes, je ne fais pas de rando, je ne connais pas le nom des arbres ni ceux des fleurs et j’ai la trouille dès qu’il y a un petit bruit dans un bosquet. Je suis frileuse et en général en camping je passe ma nuit à attendre le matin.

Mais j’adore camper.

Vraiment. Parce que:

Tu dors dans TON lit. Aussi sommaire soit-il, ton couchage est le tien à toi. Il n’y a pas de risque d’imagination débordante au cours de la nuit sur la personne (chelou, crado, odorante) qui est passée avant.

Les gosses kiffent et surkiffent. A leurs yeux tu es un dieu vivant d’avoir concocté des vacances aussi chouettes.

Indéniablement c’est carrément moins cher que n’importe quoi d’autre pour des vacances. Je met de côté les vacances « squattage chez les potes », mais quelquefois quand tu es muni d’une progéniture, l’option envahisseur peut s’avérer un poil plus compliqué que le camping.

Tu peux faire des blagues. Par exemple, quand tu viens de fermer la tente avec les gosses dedans, tu peux faire des bruits qui font flipper. Les plus grands diront d’une voix tremblante tentant de se rassurer eux-mêmes: « non mais c’est ma mère, t’inquiète… Maman arrêteuh… Maman?… » et les plus jeunes éclateront en sanglots de trouille. C’est dégueulasse mais c’est tellement drôle! T’es en camping après tout, t’es là pour te marrer.

Tu passes de très bonnes soirées. Contrairement à l’option hôtel dans lequel quand tu couches tes mômes tu as le choix entre te coucher aussi (bof) ou celui de passer la soirée dans la salle de bain (super bof). Je ne te parle même pas de la location Airbnb où tu dois te farcir tes hôtes toute la soirée (et éventuellement être obligé, par politesse, de boire leur préparation immonde à base du lait de la chèvre qui bêle dans le jardin).

Tu passes la soirée autour d’un feu sous les arbres. J’explique pas hein? Si tu dois retenir une seule bonne raison, c’est celle là.

Pendant trois jours t’es habillé pareil et tu te laves pas. Tout le monde sent le feu de bois. Et tout le monde trouve ça super cool.

Tu lâches la grappe à tes mômes. Et par conséquent ils te lâchent la grappe. Les nôtres se sont carrément mis en mode ados, ambiance:  – « Ciao les parents, nous on va au toboggan, bye! »  « Mais attendez, déjà vous demandez et puis quelqu’un va vous accompagner ». Réponse en criant de loin parce qu’ils sont déjà partis: « On y va tout seul! On est des adooooos ». Ah ok alors. Résultat des courses, à la fin de la première matinée, les gosses vaquaient à leurs occupations. T’es peinard.

Tu peux enfin finir ton bouquin parce que ta gosse de trois ans passe sa journée à ramasser des brindilles et des cailloux devant la tente et à les cacher dans des trous pour faire des trésors et que du coup la surveiller est une blague. Donc tu lis.

Tu manges que des trucs cool cuits au feu de bois.

Tu te gaves de S’mores. Moi non plus je ne connaissais pas. Si je te décris le truc ça risque de ne pas totalement te donner envie. Mais en vrai t’es en camping, tes sens sont en alerte, t’aimes des trucs qui te feraient vomir dans ta vie normale. T’y peux rien, c’est le grand air, la forêt, le feu de camp. En ce qui concerne les S’mores, tu as juste besoin de savoir qu’il est question de chamallows, de chocolat, de biscuit et de feu. Ah et que S’more c’est parce que « some more » parce que tu ne peux pas en manger qu’un. Ils t’en faut d’autres. Essaye. Mais en camping. Sinon c’est pas pareil.

Quand tu rentres, même si c’est la fin des vacances t’es quand même un peu content. Tu vas prendre une douche et t’étendre avec un bonheur sans pareil sur ton matelas moelleux à souhait.

Là, si j’ai bien fait mon boulot tu dois probablement être en train de chercher ta vieille canadienne dans le grenier de chez tes parents (non c’est cool, mais franchement investis, elle risque de sentir un peu la canadienne et il n’y a pas grand chose de pire qu’une tente qui sent). Dans le prochain et dernier volet de ce grand dossier consacré au camping, je te fais part de quelques petits trucs pour optimiser à fond son week-end.

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  4 réflexions sur “Une apologie du camping

  1. 2 juin 2015 à 3 h 07 min

    ah y est. Je viens de descendre la canadienne du grenier. JE KIFFE le camping, merci de me l’avoir rappelé.

    • 2 juin 2015 à 12 h 38 min

      N’oublie pas de l’aérer quand même ;) Et bon camping!

  2. 2 juin 2015 à 19 h 22 min

    On sent tellement grave le feu de bois ;) Même après une ou deux lessives.
    xoxo

    • 6 juin 2015 à 12 h 06 min

      Purée oui! Je crois que ma veste aura maintenant toujours cette douce odeur des étoiles… (c’est bête je l’aimais bien)

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