Y’a des jours comme ça…

Y’a des jours comme ça, des jours comme l’autre jour où j’en ai super marre de « oooooooh loooooooooook at you!!!! she iiiiiiiiiiiis soooooooooooooo cuuuuuuuuuuuuute! » (je le sais va qu’elle est trop cute ma fille).

Des jours où j’en ai plein le cul d’avoir peur de voir des rats en balayant furtivement du regard les rails, et d’en voir quand même.
Évidemment ces jours là j’en peux plus de pas faire de bouffe le samedi soir chez les copains en buvant du bordeaux (ou du bourgogne, j’suis pas sectaire).
Ces jours où les ongles fluos me hérissent le poil, les cheveux lisses me filent la gerbe et les sac vuitton me rendent maboule.
Des jours où « succesfull, carreer, hapiness » me donnent l’impression d’être une moins que rien.
Des jours où je me surprend à me demander si le gars à côté de moi a un flingue dans sa poche et rien que de pouvoir me poser la question me file la chair de poule.
Des jours où je deviens tarée en voyant les pubs vantant les mérites des cabinets d’avocats qui te promettent un max de blé si tu portes plainte contre, au choix, ton toubib, ton prof, ton gynéco, ta voisine, ta mémé…
Ces jours là je me demande si l’énergie qu’elle te pompe cette ville c’est pour te la rendre un peu plus tard ou bien si c’est mort, c’est cadeau.

Des jours où cette ville me mange toute crue.

merci Bell’s pour la photo

Et puis y’a des jours comme aujourd’hui.

Des jours où je tourne la tête quand le métro devient aérien et juste là comme ça en passant j’aperçois la Dame avec sa flamme et ça me paraît incroyable.
Des jours où tenir nonchalamment un sac en papier marron avec rien marqué dessus me remplit d’allégresse. Et si en plus dans le sac y’a un café… alors…
Des jours où je trouve qu’un bon bouquin sur un banc de Washington Square Park c’est le paradis.
Des jours où je me rends compte que je n’ai qu’à lever un peu la tête pour me la faire tourner.
Des jours où j’aime bien quand le vieux monsieur d’à côté me dis que mes enfants sont si beaux et qu’il parle un peu français « bonnnjouuuur, comment sssa va, j’aime laa frwance » et que pour finir il se lance dans un grand monologue sur sa vie (longue sa vie) dont je ne chope que quelques bribes en souriant.
Des jours où je m’aperçois que la nana de la poste a les bras entièrement tatoués et un piercing sur la langue et que ça ne gêne absolument personne ici.
Des jours où New-York m’accueille les bras ouverts.

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  8 réflexions sur “Y’a des jours comme ça…

  1. 12 septembre 2012 à 17 h 23 min

    C'est fou comme cette ville a tendance à rendre un peu schizo !!! C'est pour ca qu'on l'aime tant (enfin moi).

  2. 12 septembre 2012 à 17 h 37 min

    Ah! Toi aussi ça te le fais! J'suis pas complètement folle alors! Cool!

  3. 13 septembre 2012 à 0 h 58 min

    Tres juste! Et elle a des cotées sacrement attachants pour arriver a nous faire avaler autant de couleuvres quand meme je trouve!!! Allez, y a les jours de grand ciel bleu qui aident bien quand meme…

  4. 13 septembre 2012 à 3 h 01 min

    Moi aussi elles me manquent les bonnes soirees bouffe / bon vin avec les copains (meme si on arrive a s'en faire quelques unes … avec des francais of course). En ce moment, ma deprime c'est de voir la relation vraiment differente que les americains et nous avons avec la bouffe. Un week-end avec des americains et le pique-nique de l'ecole de ce soir m'ont confirme qu'on n'est pas pret d'arriver a les eduquer sur ce coup la. On va continuer a picoler et a bouffer entre francais.
    Mais New York est si attachante sur plein d'autres points que je n'ai pas envie de retrouver de si tot la grisaille parisienne avec ces gens qui font la gueule et ralent tout le temps.

  5. 15 septembre 2012 à 12 h 30 min

    pour l'instant y'a plus de bleu… donc tout va bien!

  6. 15 septembre 2012 à 12 h 34 min

    C'est vrai qu'ils sont bavards et souriants ces américains!!! Je n'ai jamais vécu à Paris mais tous les parisiens notent la différence. Et sur la bouffe, je voudrais bien être une petite souris pour voir ce qu'il y a dans la lunchbox des enfants de la classe de mon fils… pour voir…

  7. Camille
    13 juin 2015 à 14 h 48 min

    Il n’y a pas qu’à New York qu’on ressent ça …
    J’ai eu le même sentiment en Caroline du Nord, plus « campagne ».
    Lire ton blog me rend nostalgique de mon expérience là-bas !!

    • 14 juin 2015 à 12 h 14 min

      J’en déduis que tu es rentrée au bercail alors! Paris ou province ?

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